Je sais pas comment vous dire merci pour tous vos ptits mails adorables... Je laisse mes mails s'accumuler et n'ai pas encore eu le courage de répondre... Alors, je ne vais pas déroger aux (mauvaises) habitudes et vous donner, ici, des nouvelles.
Pour résumer, j'ai donc travaillé cinq mois chez "des gens". Peu importe où, qui, etc. Je vais devoir marcher sur des oeufs pour éviter tout détail. Bref, il y a 5 mois, je signais enfin ce cdi de journaliste tant attendu. Vous avez, avant la disparition de ces billets, suivi ici quelques morceaux choisis de ce à quoi ressemblait mon nouveau travail. Pour faire court, bref et sans tomber dans le mélodrame je dirais juste que ces gens sont de véritables escrocs sans morale. Mais j'ai mordu sur ma chique, attendant la fin de ma période d'essai pour me décider. Après une semaine de réel harcelement (clim à 11 degrés, insultes, fouille de mes mails perso...) je décide de démissionner. S'en est suivie une discussion houleuse, achevée par des menaces et atteintes physiques de leur part.
Mais la page n'est pas tournée. Depuis cette scène, et donc depuis plus d'un mois, je vis un enfer. Chaque jour un nouveau courrier. Sans, encore une fois, rentrer dans les détails, ces personnes ont envoyés à la plupart des gens importants dans mon milieu de travail une lettre dans laquelle ils m'accusent de plagiat et de vol. Et ce n'est qu'un exemple parmi (trop) d'autres.
Me justifier, garder la tête haute, renier leurs (graves) accusations... Aller, chaque jous, chercher un nouveau courrier injurieux et calomnieux. C'est mon quotidien depuis un mois.
Me battre, aller au syndicat, me faire jeter, purement et simplement, chercher de l'aide auprès de la police, d'un ami avocat.
Aujourd'hui, je n'ai toujours pas perçu les salaire dus. J'ai perdu 90% de mes piges à cause de leurs accusations et parce qu'ils ont harcelé certains de mes redac chefs.
Aujourd'hui, à force de bataille juridique, ces personnes ont consenti à m'envoyer les documents nécessaires à ma demande de chômage. Je vais peut-être, si ma démission ne me pénalise pas, avoir accès aux mirobolants 360 euros mensuels.
Je ne sais pas si je choissirai d'aller jusqu'au procès. Je veux oublier ces personnes, reprendre confiance. Même si je sais qu'ils n'en ont pas encore fini avec moi.
Ma prochaine bataille, concrète et trop réelle sera de récupérer mes salaires.
Aujourd'hui, je cherche un nouveau métier/job. J'ai envie de travailler avec des gens respectueux, humains, peu importe le métier. Mais toute cette histoire tourne dans ma tête.
Alors, j'ai envie de vous dire... Ne restez jamais dans votre travail si les choses dégénerent. Ne faites pas comme moi, fuyez avant que les choses tournent mal. Je reste persuadée qu'il vaut mieux quelques mois de chômage que de subir harcèlement et injures.
En attendant, si vous êtes avocat, en mesure de foutre en l'air leur site web, ou encore journaliste et qu'on vous propose de bosser pour ****, ou si tout simplement vous pouvez éloigner le mauvais sort jeté sur moi, faites-moi signe! OU si vous n'êtes rien de tout cela :-)
Ne sachant toujours pas s'ils connaissent mon blog, ne vous étonnez pas si ce billet disparait, comme les autres. Jusqu'à hier, ils pirataient encore mes mails d'après mon ex-collègue, donc je m'attends à tout.
Et à très vite, peut-être, ou pas. Pour des choses un peu plus drôles!
lundi 30 juin 2008
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